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Les éléments de langage passent de main en main. Chacun, ministre ou député de la majorité, y va de sa petite note d’optimisme : « jamais le déficit n’a été aussi faible », « l’Etat rend 6 milliards aux Français », « la hausse des dépenses est contenue », etc. Mais un concert de fausses notes n’a jamais fait une belle mélodie.

Retour sur les faits. Le gouvernement n’a tiré aucun avantage de l’embellie économique dont il a profité pour réformer ce qui aurait dû l’être en priorité : le niveau de nos dépenses publiques. Donc, en toute logique, quand la croissance ralentit, et les rentrées fiscales avec, le déficit structurel de la France repart instantanément à la hausse. Et manifestement pour longtemps (+25 milliards prévus en 2019). Même si l’on extrait les dépenses conjoncturelles ou ponctuelles (reprise de la dette de SNCF Réseau et transformation du CICE) du calcul de notre endettement, la France produit toujours deux fois plus de déficit que la moyenne des pays de la zone euro.

« On ne sèvre pas un grand drogué en quelques mois », m’opposera-t-on. Certes, mais encore eût-il fallu que la cure de désintoxication débutât ! 1600 fonctionnaires non remplacés en 2018. 4162 en 2019. A ce rythme, Emmanuel Macron atteindra son objectif – déjà très faible – de 50 000 suppressions de postes à l’horizon… 2030.

Quant aux 6 milliards soi-disant redistribués, suffisent-ils à compenser les + 4,5 milliards de prélèvements votés l’an dernier, ou encore le quasi gel des pensions et le recul des prestations familiales ? Bien sûr que non. Alors que le pays sort d’un cycle économique favorable, les Français constatent, dans leur écrasante majorité, qu’ils n’ont pas récupéré un euro. Et certains, toujours les mêmes : retraités, familles, indépendants, sont même moins bien lotis que sous Hollande. Un comble !

Il ne suffit pas de parler du pouvoir d’achat des Français pour qu’il augmente. Il faut bâtir une politique dont la pierre d’angle est la réduction des déficits. Aujourd’hui le compte n’y est pas.

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