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« Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne ». Emmanuel Macron en fait actuellement l’amère expérience. Aucun président n’a brûlé ses vaisseaux plus vite que lui. Au point d’accomplir le prodige d’être plus impopulaire que François Hollande !

Est-ce grave docteur ?

L’impopularité peut générer deux types de réaction bien distinctes. La 1ère consiste à s’en tenir à sa feuille de route et à accélérer le mouvement face aux difficultés ; quitte à aggraver son cas auprès des sondeurs. Un exemple l’illustre mieux qu’aucun autre : celui de l’ancien chancelier allemand, Gerard Schröder, qui mena au mitan des années 2000 un train de réformes libérales – son « agenda 2010 » – à qui l’Allemagne doit aujourd’hui son excellente forme économique. Voilà ce que l’histoire retiendra de lui. Plus personne ne se souvient de l’effroyable impopularité qui le frappait alors, ni même de sa défaite aux législatives en 2005. Gerard Schröder restera à tout jamais un très grand réformateur, et qu’importe les turpitudes qu’il a traversées pour se hisser à ce rang. Avec le temps, il y a des défaites qui finissent par ressembler à des victoires.

La 2nde réaction, plus typique du comportement de nos chers dirigeants, consiste à vouloir reconquérir à toute force l’opinion, le nez vissé sur les sondages. Comment plaire ? Quel comportement adopter ? Quelle politique mener ? Mission impossible, non seulement parce que les Français ne sont dupes de rien, et moins encore des grandes opérations de communication. Et ensuite parce l’opinion n’existe pas, ou plus exactement, existe sous autant de formes qu’il y a de Français. Poursuivre un amour déçu, c’est risquer de perdre sa boussole. Et c’est ce qui menace Emmanuel Macron en cette rentrée. D’ordinaire tonitruante, la communication élyséenne s’est soudainement faite toute mielleuse : « écoute, humilité, proximité, terrain », autant de concepts parfaitement étrangers au macronisme…  Fausse route : les Français n’attendent rien d’autre que des résultats. Et les résultats exigent des réformes ! Des réformes qui se font toujours cruellement attendre…

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