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La rentrée parlementaire se profile, avec notamment l’examen à venir de la loi PACTE, mais déjà les tambours de la politique battent à plein régime. L’an II du Macronisme commence maintenant. Et ce qui se joue en ces premiers jours de septembre est décisif : il ne s’agit ni plus ni moins que de la capacité de l’exécutif à réformer le pays.

Affaibli par le scandale Benalla, la démission de Nicolas Hulot et une hésitation kafkaïenne sur le prélèvement à la source, le chef de l’Etat l’est plus encore par les piètres résultats de la France en matière économique. Le choc de confiance qu’Emmanuel Macron a cru provoquer par sa seule élection n’a finalement pas eu lieu. Et les réformes qu’il a engagées jusqu’alors, bien que pour certaines utiles (code du travail, SNCF), n’ont pas touché au cœur du mal français : le coût exorbitant du secteur public et, inévitable corollaire, une fiscalité écrasante. Résultat : la contraction de l’économie mondiale se fait plus sévèrement ressentir ici que chez nos voisins. Et pour cause, tout reste à faire : réformes de l’Etat, des retraites, de l’assurance-chômage…

L’impopularité a une vertu fondamentale : elle oblige celui qui en est frappé à se remettre en question, sous peine d’y sombrer totalement. Emmanuel Macron dispose encore d’un atout-maître : s’est attachée à sa personne l’image, trompeuse pour le moment, d’un Président réformateur. Qu’à cela ne tienne : qu’il conduise enfin les vraies transformations dont le pays a besoin, à commencer par la lutte contre les déficits. Nul ne pourra jamais lui faire le grief d’être – enfin – à la hauteur de sa réputation ! Et surtout pas l’opposition de droite qui n’a de cesse de le lui répéter depuis un an…

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