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2% de croissance attendus en 2018. Ce sera finalement 1,7%. L’enthousiasme des débuts du quinquennat a fait long feu. Le gouvernement a dû revoir ses prévisions de croissance à la baisse et celles du déficit… à la hausse. Ce dernier avoisinera 2,7% du PIB, loin des 2,3% promis à Bruxelles. La faute aux ménages qui ne consomment pas suffisamment, nous dit-on à Bercy. Mais aussi aux grèves à la SNCF et à Air France, ainsi qu’à la conjoncture internationale. Sans doute, mais pas que.

La politique économique d’Emmanuel Macron n’avance que sur une jambe. Le gouvernement a tout misé sur l’investissement : suppression de l’ISF mobilier et flat tax en tête. Des mesures que j’approuve, mais qui sont peu de chose sans leur indispensable corollaire : la réduction des dépenses. Le secteur public absorbe 57% de nos de richesses, contre 44% en Allemagne et au Royaume-Uni. Et qui paie la note ? D’abord nos entreprises écrasées de charges. L’équation est simple : réduire le train de vie de l’Etat, c’est accroître la compétitivité de notre économie. L’Allemagne, et ses 82 millions d’habitants, compte 1 million de fonctionnaires de moins qu’en France. Est-elle pour autant sous-administrée ? Evidemment que non. A l’inverse ses entreprises sont deux fois plus compétitives que les nôtres.

Réformer l’Etat est une priorité absolue que le gouvernement a eu le grand tort de repousser. Songez que seuls 1600 postes de fonctionnaires n’ont pas été renouvelés l’an dernier… Emmanuel Macron s’est attribué le titre de grand réformateur. Une distinction galvaudée au vu de ce qu’il a accompli jusqu’alors, mais que l’on ne demande qu’à lui reconnaître à l’avenir.

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