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« Gagner plus pour dépenser plus ». Un choix légitime qui s’offre à celui qui gère son budget avec sérieux. Une faute inexcusable pour celui qui accumule les dettes. N’importe quel débiteur raisonnable sait que l’argent qu’il gagne en plus doit aller en priorité à ses créanciers. N’importe qui, sauf l’Etat…

Les recettes de la France – dit autrement, le fruit de nos impôts ! – ont bondi à la faveur d’une croissance retrouvée. Euro à la baisse, taux d’intérêt et pétrole faibles font (sans doute plus pour très longtemps, malheureusement) les beaux jours des économies du Vieux Continent. Résultats : les rentrées fiscales progressent partout de façon significative ; et en France plus qu’ailleurs, compte tenu de notre niveau très élevé d’imposition. Une manne que le gouvernement devrait consacrer au désendettement du pays ; au-lieu de quoi il choisit de la dilapider…

Jeudi, s’est tenu à l’Assemblée ce que l’on appelle le débat d’orientation des dépenses publiques ; sorte d’examen préalable de la loi de Finances que nous voterons à la fin de l’année. Quelle n’a pas été notre surprise de constater que le gouvernement fait le choix de creuser encore les déficits, malgré le contexte favorable dont il bénéficie. Pas un centime des recettes tirées de la croissance n’est affecté à la réduction de la dette. Un exemple flagrant, et disons-le révoltant : la suppression de la taxe d’habitation, soit 17 milliards d’euros à compenser pour les collectivités, sera intégralement financée par la dette (sic). Pour paraphraser Margaret Thatcher, nous pourrions dire qu’à l’instar de l’argent public, « il n’existe pas de dette publique, il n’y a que la dette des contribuables ». Et toute dette s’honore, un jour ou l’autre…

Le gouvernement suit le même raisonnement que celui qui a mené la France au surendettement : la croissance est perçue comme un « permis de dépenser toujours plus », et non comme l’opportunité unique de mettre bon ordre à nos finances. Il ignore – ou fait mine d’ignorer, ce qui est plus grave encore – que ce qui tue notre économie, c’est la dette qui bride la compétitivité de nos entreprises, qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français et qui entretient le chômage de masse.

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