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La République a rendez-vous lundi à Versailles. Face au Congrès, Emmanuel Macron tentera de saisir le souffle de l’histoire et, par la même occasion, de retrouver le sien. Ou, plus exactement, de retrouver un second souffle. Le temps des réformes menées tambour battant est derrière nous. Place aux reculades : plan pauvreté (moins important que les performances des Bleus en Russie), lutte contre l’islamisme, réduction de la dette, Grand Paris, etc. La procrastination succède à la précipitation. Pourquoi un tel changement ?

D’abord parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les réformes engagées n’ont pas – ou pas encore, gardons espoir ! – produit d’effets probants. Ni en matière de réduction du chômage, ni en termes de lutte contre les déficits. La France s’en sort moins bien que tous ses voisins européens.

Ensuite parce qu’Emmanuel Macron a abîmé, d’aucuns diront détruit, l’image qu’il avait su bâtir en accédant au pouvoir. A juste titre, les Français ont approuvé ce jeune Président qui choisissait de se placer en surplomb de l’écume des jours. Cette image, on réalise aujourd’hui qu’elle n’était que posture, a volé en éclats par provocation (le « pognon de dingue »), caprice (500 000 euros de vaisselle) et une forme de vulgarité (la fête de la musique à l’Elysée). Autant d’erreurs qui ne font que conforter les Français dans l’idée que le pouvoir vit en dehors des réalités.

Puisque le Président apprécie le siège des Bourbons qu’il médite les mots du fondateur de la dynastie, Henri IV : « la violente amour que je porte à mes sujets me fait trouver tout aisé et confortable » (citation qui figure Salle des Conférences à l’Assemblée). Le pouvoir, fût-il royal ou d’apparence royale, n’exonère jamais celui qui en est le dépositaire d’aimer sincèrement son peuple.

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