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Emmanuel Macron n’échappe pas à la règle d’airain qui veut que le pouvoir use vite ceux qui le détiennent. Sans doute parce qu’à l’instar de son prédécesseur direct, l’abîme se creuse chaque jour davantage entre les promesses d’hier et les réalités d’aujourd’hui. Le mantra présidentiel du « Je fais ce que je dis » est chaque jour démenti par la réalité : le chômage continue d’augmenter (+0,7 au 1er trimestre), la croissance ralentit, la dette publique progresse (la France est le seul pays de la zone euro dans ce cas), le pouvoir d’achat des Français est au plus bas et la fiscalité assomme les ménages.

Plus inquiétant, le Président est incapable de tracer une ligne stratégique sur le sujet de préoccupation majeure qu’est la crise migratoire. Le couple franco-allemand est dépassé sur sa droite par une coalition qui s’étend de Rome à Budapest. D’aucuns qualifient de populistes ces gouvernements souvent élus de fraîche date, il n’empêche ces derniers n’entendent pas se laisser dicter leur agenda politique par Bruxelles. Et ils parviennent à leurs fins. Le sommet européen qui s’est terminé au petit matin consacre leur position : désormais l’accueil des migrants se fera sur la base du volontariat. Ce qui accroît d’autant la pression sur la France. Le chef de l’Etat choisira-t-il d’ouvrir des centres contrôlés en France ? Et si oui, où ? Certains évoquent déjà Marseille et Toulon… Tous les regards sont braqués vers l’Elysée.

C’est avec soulagement qu’Emmanuel Macron doit voir cette ultime semaine de juin s’achever. Elle ne fut qu’une succession de difficultés (dont la remise en cause par la Cour des Comptes du sérieux budgétaire de la France ne fut pas la moindre) entrecoupées de polémiques et de critiques émanant de personnalités pourtant réputées proches, Jean-Louis Borloo et Dominique de Villepin en tête. Mais du pire peut toujours émerger le meilleur. C’est le vœu que je formule pour notre pays.

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