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Un an d’Emmanuel Macron à l’Elysée. L’échec comme la réussite sont des notions relatives. Tout dépend de l’éclairage plus ou moins cru que l’on porte sur eux. Et au petit jeu de l’ombre et de la lumière, Emmanuel Macron excelle. Pleins feux sur ce qu’il veut que les Français voient de lui et de son pouvoir : une autorité présidentielle restaurée, une volonté réformatrice qu’aucun tabou ne refrène jamais, un optimisme retrouvé, notamment chez « les premiers de cordée ». Bien sûr, tout n’est pas faux dans cette représentation. Sur le champ de ruines qu’a laissé François Hollande, Emmanuel Macron apparaît évidemment à son avantage, et la croissance lui apporte des marges de manœuvre qui changent tout. Mais le nouveau monde tient-il pour autant toutes ses promesses ?

Braquons un instant les projecteurs sur ce que le pouvoir n’aime pas que l’on voie. Prenons la fiscalité des ménages, Emmanuel Macron a bon dos de critiquer François Hollande, mais il se satisfait pleinement du niveau d’imposition qu’il a hérité de son prédécesseur, et qu’il aggrave encore pour les retraités et les indépendants. Idem en matière de dépenses publiques qui battent tous les records. Et s’agissant de la sécurité, Emmanuel Macron marche là encore dans les pas de son prédécesseur : ni expulsion des fichés S étrangers, ni internement des radicalisés les plus dangereux, ni mesures contre les 135 lieux de culte officiellement reconnus comme salafistes. Et avec 262 000 titres de séjour délivrés l’an dernier, jamais depuis 30 ans les portes de la France n’ont été aussi largement ouvertes à l’immigration. Sur la scène européenne, le président de la République s’acharne à défendre une vision de l’UE dont personne ne veut, au risque d’affaiblir la voix de la France. Et que dire encore du fossé qui se creuse entre la France des métropoles et celle des territoires…

Au soir de son élection, Emmanuel Macron disposait de toutes les cartes pour réussir. Un an plus tard, et malgré certaines avancées, les Français réalisent, dans leur écrasante majorité, que rien n’a changé pour eux, à commencer par leur pouvoir d’achat qui recule encore. Il reste 4 ans au président de la République pour leur prouver le contraire.

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