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Une séquence inédite s’ouvre en Europe et place l’Union dans l’obligation absolue de réussir. Pour la 1ère fois de façon aussi évidente, la voix de l’Europe est plus attendue que celle disjointe des grands pays européens que sont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Le chambardement qu’opèrent les Etats-Unis sur la scène diplomatique et en matière de libre-échange nécessite une réponse claire et puissante à l’échelle du continent. Aucun Etat membre, seul, ne fait le poids face au double mouvement américain : retrait diplomatique (sur l’Iran ou le climat) et interventionnisme économique forcené, avec en ligne de mire le risque d’une guerre commerciale.

Reste qu’il faut à l’Europe relever cet incroyable défi au moment où elle est, comme jamais, traversée par les divisions, y compris au sein du couple franco-allemand, dont les marques d’amitié réciproque ne dupent personne. Alors que les intérêts européens sont menacés par les sanctions extraterritoriales américaines, il est temps de se débarrasser des chimères – le repli défensif prôné par les extrêmes et le fédéralisme intégral façon Macron – pour parler la langue du pragmatisme, celle d’une Europe des Nations qui sache s’élever au-dessus de l’économisme où elle s’est abîmée pour, enfin, défendre efficacement les peuples européens. En somme, une Europe moins communautaire et plus populaire.

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