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Le phénomène n’est pas nouveau. Chaque grand défilé syndical donne désormais lieu aux mêmes scènes de violence. Et, à chaque fois, des quartiers parisiens sont mis à sac par des groupuscules d’ultragauche qui ne connaissent aucune limite. Courageusement, les forces de l’ordre parent au plus pressé pour éviter des débordements plus graves encore. Mais le spectacle de désolation laisse un sentiment amer. L’Etat semble impuissant à conjuguer deux impératifs qui devraient, pourtant, fonctionner de pair : le respect des libertés publiques, et au 1er chef le droit de manifester, et le maintien de l’ordre républicain.

Mais que faire ? Certains suggèrent de dissoudre les groupuscules violents. Mais comment dissoudre ce qui n’a pas d’existence légale ? D’autres rivalisent d’imagination pour durcir l’arsenal répressif et judiciaire ; en vain… La solution n’est pas à chercher en priorité du côté de la loi – appliquons déjà les textes en vigueur ! –, mais plutôt dans une approche différente du phénomène ; un peu à la manière dont l’hooliganisme a été combattu dans et aux abords des stades de foot.

Ce que l’on peut reprocher au gouvernement, c’est de ne pas avoir suffisamment anticipé l’arrivée massive – 1400, un nombre jamais atteint – de casseurs dans les cortèges. Et d’avoir tardé à réagir quand les violences se sont déchaînées. Le maître-mot en la matière, ce devrait être l’anticipation. Tous les spécialistes s’accordent sur ce point : il faut à tout prix empêcher les casseurs d’infiltrer les manifestations ; ce qui implique, notamment, d’intensifier en amont le renseignement de proximité, mais aussi de filtrer les accès aux cortèges en lien avec les autorités syndicales, ou encore d’organiser, avec l’aval du procureur de la République, une fouille systématique des sacs dans un périmètre suffisamment large (ce qui n’a pas été fait en l’espèce). Pas de formule magique, que des mesures de bon sens ! Face à un mois de mai qui s’annonce chaud sur le front social, le gouvernement va devoir rapidement prouver qu’il a tiré les leçons du 1er Mai.

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