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La croissance, très bien mais pour qui et pourquoi ? Avec 2% de croissance, Emmanuel Macron dispose de rentrées fiscales exceptionnelles – et pour cause : le gouvernement s’est parfaitement accommodé des taux de fiscalité hérités de l’ère Hollande –  et d’importantes marges de manœuvre pour réformer. Vraiment.

Réformer l’Etat en 1er lieu. Problème : la dépense publique continue d’augmenter (+0,7% en 2018) et le gros des efforts (la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, notamment) est reporté à la fin du quinquennat. Autrement dit, sine die.

Réformer la fiscalité, ensuite. Problème : si l’impôt sur les sociétés a diminué, les charges demeurent, elles, au plus haut. Problème toujours : exonérer d’ISF les détenteurs de valeurs mobilières est une bonne idée – encore qu’il faut s’assurer que les investissements se font en France –, mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pour les autres, les éternelles vaches à lait du système : retraités, classes moyennes, indépendants, 2018 sera pire que 2017 (+ 4,5 milliards de prélèvements obligatoires). Sans compter la baisse des plafonds du quotient familial et de la PAJE, la hausse des taxes sur l’essence, le diesel. Et celle du coût de la vie qui n’a pas besoin de décret pour poursuivre son ascension. La France est malade de sa dette (96,7% du PIB) et de son taux d’imposition (44,6%). Et le docteur Macron regarde ailleurs…

 

Ailleurs, c’est également dans cette direction que regarde Gérard Collomb lorsqu’on l’interroge à l’Assemblée sur l’immigration. Impossible de savoir combien de régularisations le gouvernement entend réaliser en 2018 ? Impossible de connaître les chiffres précis des reconduites à la frontière ? Impossible de comprendre comment un texte de loi qui étend largement les bénéfices de l’asile peut prétendre à la « fermeté » ? Le débat public s’est fracturé autour d’une ligne laxiste/autoritaire qui, au fond, arrange bien les affaires du gouvernement. Mais la réalité, pour qui veut bien se donner la peine de lire le projet, est pourtant claire : hormis quelques ajustements techniques (sur la durée de rétention administrative, notamment), le texte foisonne de mesures – extension du regroupement familial aux frères et sœurs, délivrance d’un primo titre de séjour de 4 ans, au-lieu d’un an, etc. – qui se traduiront, immanquablement, par une hausse de l’immigration en France.

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