Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Après les larmes, l’action ?

C’est ce à quoi les Français aspirent dans leur écrasante majorité (cf. sondage publié ce jour dans le Figaro). Internement des fichés S les plus dangereux, expulsion des islamistes étrangers, interdiction du salafisme, rétablissement de l’état d’urgence, ils veulent doter la France d’un arsenal législatif à la hauteur de la menace terroriste que nous affrontons.

Les Français savent pertinemment que les services font ce qu’ils peuvent mais qu’en l’état du droit, le dispositif est trop laxiste. A quoi bon disposer de renseignements efficaces – et pour preuve : ¾ des terroristes impliqués dans des attentats en France étaient fichés –, s’ils ne débouchent sur aucune mesure coercitive à l’encontre des terroristes en puissance ? Présumés innocents, autrement dit intouchables, jusqu’à ce qu’ils s’organisent en vue de commettre un attentat ; pourvu que l’on arrive à temps pour les en empêcher : voilà à quelle effroyable pression sont soumises nos forces de l’ordre.

Les Français veulent sortir de la logique du flagrant délit, propre au droit commun, pour tendre vers une logique de lutte préventive, qui implique effectivement une législation exceptionnelle. Une évolution législative qui, ne nous voilons pas la face, bouscule certains fondements de notre état de droit – et au 1er chef la présomption d’innocence. Mais comment faire autrement alors que 245 innocents sont morts sous les coups des barbares, et que, malheureusement, le pire est peut-être à venir ?

La démocratie doit prouver qu’elle sait se montrer impitoyable contre ceux qui veulent la détruire. Sans quoi les terroristes auront remporté une bataille dans la guerre qu’ils nous mènent : démontrer que la démocratie est un régime faible et incapable de défendre les siens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *