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C’est la douche froide pour des centaines de milliers de Franciliens. Le gouvernement vient de confirmer les rumeurs qui circulaient en coulisses depuis des semaines : le supermétro du Grand Paris a non seulement pris du retard, mais les chantiers de certains tronçons vont être reportés. Toutes les lignes sont impactées. Prenons la 14, axe pivot du Grand Paris Express qui concerne au 1er chef les Parisiens, son ouverture a été successivement promise en 2017, 2019, 2020… Ce sera finalement 2021, voire 2024 selon les différents tronçons.

Analyser les enjeux du Grand Paris Express sous le seul angle des économies à réaliser est une erreur absolue. Un projet de cette nature ne peut être conduit les yeux uniquement rivés sur les dépenses. Il faut aussi regarder ce qu’il va générer comme recettes. Le supermétro est beaucoup plus qu’un coûteux projet de transports, c’est une politique d’aménagement sans équivalent en Île-de-France depuis plus de 50 ans. Il ne s’agit pas seulement de désenclaver des territoires mais de développer de nouvelles opportunités foncières. Il ne s’agit pas uniquement de dépenser de l’argent public mais de favoriser l’émergence de nouvelles richesses. Et elles promettent d’être considérables. Les projets immobiliers et urbanistiques fleurissent déjà sur le tracé des futures lignes du métro !

Ce n’est donc pas une question d’argent – sinon jamais le TGV, le métro parisien ou n’importe quel grand projet d’infrastructure n’auraient pu voir le jour –, mais d’abord d’ambition et de vision. Deux qualités qui font, en l’occurrence, cruellement défaut au gouvernement.

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