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La valse des projets de réforme : baccalauréat, formation, service national, SNCF, etc., donnerait presque le tournis. Du moins à ceux qui confondent un rapport et une réforme. Les idées et les rotatives tournent à plein mais, sur le terrain, les choses vont-elles aussi loin que le gouvernement aimerait nous le faire croire ? Visiblement non. Si la croissance reprend quelques couleurs, le pouvoir d’achat des Français reste en berne. Les dépenses des ménages ont moins progressé en 2017 qu’en 2016, et les mesures pour 2018 (hausse de la CSG, taxe sur les carburants, baisse de la PAJE, etc.) promettent encore d’aggraver la situation. Cette année, l’INSEE table sur un recul de 0,3% du pouvoir d’achat. Le risque est patent de voir les bienfaits de la croissance ne profiter qu’à une toute petite frange de la population.

Les réformes sont autrement plus simples à conduire par temps de croissance. Pourtant, le gouvernement n’engage pas, ou alors très tardivement, celles (retraite, assurance-maladie, fonction publique) qui permettront à l’Etat de réduire les déficits et, in fine, de baisser les impôts des particuliers. Car c’est là que les gains de pouvoir d’achat pour les Français sont les plus significatifs. Malheureusement, Emmanuel Macron semble se satisfaire des niveaux d’imposition qu’il a hérités de son prédécesseur. Il en veut même toujours plus. Le FISC collectera l’an prochain 4,5 milliards de prélèvements supplémentaires. Preuve que ni la baisse des cotisations salariales, ni la réduction de la taxe d’habitation ne compensent toutes les autres hausses, et en 1er lieu celle de la CSG.

Dans un passé encore récent (sous Lionel Jospin), la France a réussi une triste prouesse : afficher une croissance de 3% et laisser le pouvoir d’achat des Français se dégrader. Avec les conséquences politiques que l’on connaît. Emmanuel Macron n’ignore rien des tensions qui parcourent notre pays. Reste à convertir cette prise de conscience en actes. Réformer et réformer avec courage pour que tous profitent des vents porteurs de l’économie ; voilà ce que les Français attendent de lui.

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