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Jacques Chirac avait coutume de dire : « les emmerdes, ça volent toujours en escadrille ». Anne Hidalgo pourrait faire sienne la formule de son illustre prédécesseur. Il faut dire qu’en ce début d’année, le sort s’acharne contre elle. Rien ne va plus : les rats infestent les rues, le Velib2 vire au fiasco, la dette municipale s’envole, les trottoirs sont sales, les classes moyennes fuient le coût exorbitant de la vie, la violence gangrène des quartiers entiers, l’espace public est un capharnaüm sans nom, l’air est plus pollué que jamais, la ligne 12 est devenue le refuge des toxicomanes. N’en jetez plus ! Sur le plan politique, le tableau n’est guère plus réjouissant : les modérés ont pris la tangente macroniste et sa majorité s’est rétrécie autant que gauchisée. Anne Hidalgo voit les nuages noirs s’accumuler au-dessus de sa tête. Ses troupes tentent une contre-offensive et dénoncent en cœur le « Hidalgo bashing » ; un système de défense qui s’est particulièrement illustré sous le « Hollande bashing » ! Si seulement les choses étaient aussi simples.

Quoi qu’en disent ses amis, l’impopularité d’Anne Hidalgo ne relève pas d’un malentendu. Les Parisiens ont parfaitement compris où elle entend les mener. Et ils refusent de vivre dans une ville où les tensions ne cessent de s’exacerber. Ils n’acceptent pas d’être les otages de politiques dogmatiques qui ont en commun d’aggraver les problèmes qu’elles sont censées résoudre. Toujours plus de logements sociaux réalisés à marche forcée, mais toujours plus de familles de la classe moyenne sur le départ. Toujours plus de mesures anti-voitures, mais toujours plus d’embouteillages et de pollution. Toujours plus d’impôts et de fonctionnaires, mais toujours moins de services publics efficaces et performants. Etc., etc.

Anne Hidalgo paie aussi une erreur sans doute plus fondamentale : n’avoir pas su fédérer les Parisiens autour de projets d’envergure. Elle qui a tout misé sur les JO n’a toujours pas compris que Paris 2024 commence aujourd’hui. Qu’est-ce qui a changé en matière de pratique sportive depuis 6 mois ? Rien. Les équipements ouvrent aux heures où tout le monde travaille et les clubs ont toujours les pires difficultés à proposer des créneaux à leurs adhérents. Idem en matière de culture. La Nuit Blanche fête ses 15 ans et la relève se fait désespérément attendre. Où est l’événement culturel majeur de son mandat ? Anne Hidalgo n’aime pas l’entendre, mais la réalité est que la culture à Paris, c’est d’abord l’Etat qui la fait vivre.

Une maxime sied particulièrement à la gouvernance que devrait porter la maire de Paris : « les pieds sur terre, et la tête dans les étoiles ». Malheureusement, Anne Hidalgo n’a ni les pieds sur terre, ni la tête dans les étoiles.

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