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– Moins de fonctionnaires ? Oui, mais comment ? C’est à cette question que le gouvernement tente de répondre. Et il est temps : Emmanuel Macron s’est engagé à supprimer 120 000 emplois publics. Une promesse qu’il n’est pas près d’honorer. Cette année, la masse salariale de l’Etat progressera de 1,6%… Le Premier ministre a placé les jalons de ce que pourrait être la réforme qui sera présentée au Parlement en 2019. Une poignée d’idées fortes sont soumises au débat, dont la plus singulière – bien que déjà employée sous Nicolas Sarkozy – est un plan de départs volontaires. A sa manière, assez habile, disons-le, Edouard Philippe en dit trop et pas assez. Trop pour rassurer ceux qui s’inquiètent de voir le gouvernement laisser les comptes publics partir à la dérive. Et pas assez pour ne pas susciter la colère des syndicats. Affaire à suivre…

– 1,9% de croissance. C’est moins bien que la moyenne de la zone euro (2,5% du PIB), mais l’essentiel est là : les vents de la croissance gonflent à nouveau les voiles de nos entreprises (+340 000 créations en 2017). Le pouvoir actuel n’y est pas pour grand-chose, mais il a posé des actes utiles, en matière de simplification du droit social et de baisse de la fiscalité, pour que la France saisisse mieux les opportunités qui se présentent à elle. Des actes utiles, mais qui en appellent beaucoup d’autres, et d’une autre ampleur, notamment la baisse drastique des charges sur les entreprises. Avec 9,6% de chômeurs et un déficit proche de 3% du PIB (contre 0,3% en moyenne dans la zone euro), la France reste le mauvais élève de la classe…

– « Burn-out » : tout le monde sait ce que c’est, mais personne ne s’accorde sur la définition à donner à ce syndrome aux multiples facteurs. Il est vrai que l’épuisement professionnel, et son lot de dépression et d’anxiété généralisée, suscite la controverse dans le corps médical. Comment établir précisément le rôle déclencheur du travail dans l’émergence de la pathologie ? Il est si difficile de trancher cette question qu’à ce jour, seulement 600 cas annuels sont pris en charge par l’assurance-maladie. Un chiffre dérisoire au regard de la réalité. Et comme il est toujours plus commode de ne pas décider, le gouvernement a rejeté une proposition de loi visant à reconnaître le « burn-out » comme maladie professionnelle. Un mauvais coup fait au Parlement, mais surtout un mauvais coup fait aux malades.

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