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La droite s’est non seulement trouvée un chef, mais elle tient, en la personne de Laurent Wauquiez, un homme capable de la doter d’une colonne vertébrale idéologique. Loin des caricatures que l’on fait d’ordinaire de lui, Laurent Wauquiez a démontré, hier soir sur France 2, qu’il savait défendre une ligne claire sans basculer dans l’opposition systématique. Il est indispensable qu’en dehors des outrances de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, le responsable du grand parti de la droite fasse entendre sa voix sur les sujets d’inquiétude qui préoccupent les Français, et ils ne manquent pas.

L’immigration en est un des plus préoccupants. Le gouvernement a choisi de parer au plus pressé, et défend des mesures destinées aux étrangers qui résident illégalement en France – autrement dit, alors qu’il est déjà trop tard (cf. dépassement des 100 000 demandeurs d’asile en 2017 et hausse de 108 millions d’euros de l’Aide Médicale d’Etat en 2018). Mais qu’en est-il des vrais sujets : les frontières extérieures de l’Europe, les accords de Schengen, l’instauration de quotas d’immigration, le droit du sol, etc. ? Là-dessus, pas un mot.

L’économique et le social ne sont pas en reste. La stratégie du gouvernement est exclusivement tournée vers les grandes entreprises et les détenteurs d’importants patrimoines mobiliers. Pour tous les autres, et ils sont nombreux : les retraités, les familles, les classes moyennes, les propriétaires, la pilule est plutôt amère. La CSG augmente, les plafonds du quotient familial baissent, l’IFI frappe l’immobilier plus durement que l’ISF ; et je n’oublie pas les 8 nouveaux prélèvements concoctés par le gouvernement en autant de mois au pouvoir…

Sur l’Europe, Laurent Wauquiez a raison de dire que les plus extrêmes ne sont pas ceux que l’on croit. Entre Emmanuel Macron qui prône l’élargissement aux Balkans et les partis extrémistes qui se livrent à une surenchère europhobe, la « politique des cercles » (et autant de niveaux d’intégration) que défend la droite est la plus réaliste et la plus centrale.

Au risque de déplaire à certains, Laurent Wauquiez assume ses idées. Il assume d’être de droite, non seulement parce que ses convictions sont celles de millions de Français, mais surtout parce que la droite a un rôle essentiel à jouer, et notamment en direction des grands oubliés de la politique d’Emmanuel Macron : les classes moyennes, les familles, les patrons de TPE, PME et ETI…

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