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Les assauts répétés contre les politiques natalistes auront finalement eu raison de l’exception française : le taux de fécondité – historiquement l’un des plus élevés d’Europe – baisse pour la 3ème année consécutive et s’établit dorénavant à 1,88 enfant par femme. Un décrochage que l’on doit, entre autres, à François Hollande qui s’est attaqué au principe actif des politiques familiales : son universalité. Le précédent quinquennat a été marqué par la diminution des allocations familiales, la modulation des aides à l’accueil des jeunes enfants et la baisse du plafond du quotient familial, au détriment principalement des familles de la classe moyenne. Malheureusement, Emmanuel Macron a immédiatement emboîté le pas de son prédécesseur en abaissant encore les plafonds de ressources.

Résultat : le solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès) est au plus bas depuis l’après-guerre (+ 164 000) et pose à la France un terrible défi : la natalité recule alors que la génération des baby-boomers arrive à l’âge où la mortalité croît considérablement…

L’embellie économique qui se dessine à l’horizon risquerait de tourner à vide sans traduction bénéfique sur le plan démographique. Une natalité soutenue n’est pas seulement un indicateur statistique parmi d’autres, il est le révélateur d’une société qui croit en son avenir. Et pour qu’advienne un avenir radieux, il est indispensable de renouer avec ce qui, par le passé, a fait de la France la championne de la natalité : une politique familiale universelle et protectrice de toutes les familles.

 

 

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