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« Faites que 2018 voit vos mots se transformer en actes ».

Voilà les vœux que j’aimerais adresser en retour à Emmanuel Macron. Car les mots du président de la République sont, quand ils ne sont pas un peu abstraits, le plus souvent justes.

Oui, Emmanuel Macron a raison d’appeler les Français à davantage de cohésion et de concorde nationale.

Oui, il a raison d’exhorter la Nation à croire en son génie propre et chaque citoyen à s’engager au service du collectif.

Oui, il a raison de replacer l’espérance et la fraternité au cœur de l’action politique.

Mais les vœux du président resteront pieux aussi longtemps que sa politique ne produira pas de résultats concrets. Car il ne peut exister de cohésion nationale lorsque 25% de la jeunesse est au chômage. Et pas davantage lorsque des territoires entiers vivent en marge de la République, ou lorsque l’autorité de l’Etat est sauvagement piétinée, comme nous l’avons vu à Champigny-sur-Marne et Aulnay-sous-Bois.

Pour réussir, Emmanuel Macron considère qu’il faut dépasser les vieux clivages qui ont stérilisé le débat politique. Et je lui donne raison sur ce point : à force d’outrances et de caricatures, l’opposition droite/gauche a fini par ne plus apparaître comme le cœur de la démocratie qu’elle fut plus d’un siècle durant. Les Français l’ont jugée artificielle et contreproductive ; même s’ils se situent encore majoritairement en fonction de la démarcation droite/gauche. Mais ce que les Français ont rejeté, ce sont davantage les méthodes des partis traditionnels que leurs idées. Et sur le plan des méthodes, Emmanuel Macron n’est pas le révolutionnaire qu’il prétend. Comme députée de l’opposition, je peux témoigner que les propositions que nous formulons sont aussi surement rejetées par l’actuelle majorité (pour parfois les reprendre à son propre compte, comme sur la création d’un parquet national antiterroriste) qu’elles purent l’être par la précédente. Les débats se teintent même souvent d’une « forme d’arrogance » (dixit Christophe Castaner à propos des députés En Marche), nettement moins répandue dans « le vieux monde »…

Ce vieux monde dans lequel Emmanuel Macron aurait aimé enfermer la droite ; mais en vain. Car la droite a non seulement repris des couleurs à la faveur de l’élection de Laurent Wauquiez, mais elle a prouvé qu’elle savait avancer sans se perdre sur un chemin étroit : celui entre le soutien résolu aux réformes utiles et une opposition ferme aux mesures néfastes.

La route est bien sûr encore très longue, mais gageons que 2018 sera pour la droite l’année de la refondation.

A la place qui est la mienne, je m’y emploierai pleinement !

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