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Les résultats électoraux du week-end : en Corse ou lors des municipales partielles à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) et à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse (Yvelines), ne peuvent être placés sur un pied d’égalité : ni les enjeux électoraux ni les particularismes locaux n’autorisent des conclusions trop générales. Néanmoins, partout l’on notera le sévère recul les listes LREM en comparaison des scores réalisés, quelques mois plus tôt, par Emmanuel Macron et, dans la foulée, par ses candidats aux législatives. De là à dire que le souffle est retombé, il n’y a qu’un pas. Un pas que l’on franchit allégrement.

Le mauvais sort qui est réservé par le gouvernement aux territoires en est sans conteste le motif principal. L’idée que la France doit faire des efforts pour sortir de la nasse budgétaire où elle se trouve est désormais largement partagée. Mais que les efforts portent toujours sur les mêmes : classes moyennes, propriétaires, familles, retraités, habitants des villes moyennes… ne passent pas. Et moins encore lorsque l’Etat continue de son côté à creuser les déficits.

On ne peut pas non plus exclure l’idée que ces échecs électoraux traduisent une incapacité de fond du macronisme à s’ancrer localement. La réalité des territoires n’est pas soluble dans le « en même temps » présidentiel. Le revers de LREM aux sénatoriales en fut la 1ère illustration, maintenant confirmée par les derniers scrutins. Il est un fait avéré qu’En Marche ! a manqué la 1ère marche de l’ancrage local.

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