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44 000 monuments historiques abritent une part essentielle de l’âme française. Ce patrimoine exceptionnel, qui attire en France chaque année plus de 80 millions de touristes, constitue pour les territoires une opportunité de rayonnement sans équivalent. Mais l’entretien du patrimoine coûte cher et nombre de petites communes sont incapables de soutenir de tels efforts financiers. 2000 bâtiments classés sont même, faute d’investissements, en grand péril.

Le plan d’action que la ministre de la Culture a présenté aujourd’hui a donc un 1er mérite : ériger la préservation du patrimoine bâti comme une priorité. Ce qui aurait dû être une évidence ne l’est malheureusement plus depuis longtemps. Le budget alloué par l’Etat à la sauvegarde de notre patrimoine n’a eu de cesse de reculer au cours des 5 dernières années – et d’ailleurs il reculera encore très légèrement (-0,22%) en 2018 ; ce qui oblige tout de même à nuancer le volontarisme affiché par Françoise Nyssen…

Mais outre la dimension budgétaire, le plan s’intéresse à des sujets essentiels :  le recensement du patrimoine en péril, la simplification des démarches exigées des propriétaires, l’évolution du rôle des architectes des bâtiments de France, le regroupement des trop nombreux labels sous l’appellation « Patrimoine France », l’apprentissage, la formation et la transmission des savoir-faire, etc.

On retiendra aussi l’idée déjà avancée par Stéphane Bern – étonnamment absent lors de la conférence de presse – d’un tirage spécifique du loto national qui pourrait rapporter 20 millions d’euros, ainsi que celle d’un « Grand tour européen » du patrimoine. Les idées ne manquent pas en somme, et c’est tant mieux, mais encore faut-il qu’elles franchissent le seuil du ministère de la Culture… Le plus dur reste à faire !

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