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2 ans après, la douleur est encore vive et la menace terroriste toujours intacte. 16 attentats ont été déjoués depuis janvier (46 depuis 2013). La France reste la cible prioritaire du groupe Etat islamique, dont la déliquescence militaire en zone irako-syrienne n’enlève rien à la haine contre notre société libérale. Les services français affrontent deux types de menaces distinctes. La 1ère se situe à l’étranger où des groupuscules tentent toujours de projeter des commandos terroristes pour perpétrer des attentats, à l’image de ceux du 13 novembre. La 2nde est plus pernicieuse et relève d’individus isolés qui répondent aux appels de Daech lancés sur Internet, et commettent des attaques avec des moyens rudimentaires, et donc plus difficilement détectables.

Dès lors, une question se pose avec gravité : la France est-elle armée pour affronter cette menace polymorphe ? La réponse est en demi-teinte. Les services de renseignement – intérieur et extérieur – ont appris à coopérer de façon plus efficace. Idem à l’échelle européenne et avec les pays subsahariens et du Maghreb. Mais là où le bât blesse sérieusement, c’est au niveau de la justice. Le laxisme du gouvernement sur la question des fichés S est incompréhensible. Comme l’est le traitement pénitencier des individus radicalisés. Certaines prisons se sont transformées en foyers de propagande de l’islam radical. La question des frontières de l’espace Schengen est aussi à traiter en urgence. Proroger pour 6 mois de plus les contrôles frontaliers est sans aucun doute nécessaire, mais ne fait pas office de politique à long terme, notamment face à la menace que constitue le retour des « revenants ».

Un défi fondamental surplombe toutes ces questions : celui de la lutte contre l’intégrisme islamiste qui gagne partout du terrain. La République recule depuis trop longtemps face aux provocations de l’islam radical, qu’il s’agisse du port de voile intégral ou des prières de rue, dont les interdictions sont bafouées au vu et au su de tous. Le fondamentalisme islamiste veut éprouver la résistance de notre système démocratique qu’il considère comme faible et perverti. Chacune de nos petites lâchetés lui offre l’occasion d’étendre son emprise. L’Etat doit se montrer intransigeant dans cette guerre lancinante qui lui est menée. N’oublions pas que le combat qui se joue n’est pas seulement d’ordre sécuritaire, il est aussi culturel. Une dimension essentielle dont Emmanuel Macron n’a jusqu’à ce jour pas suffisamment pris la mesure.

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