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Une fois n’est pas coutume en ces temps agités pour notre famille politique, il faut rendre hommage aux Républicains pour avoir su conduire un profond travail d’introspection après nos échecs électoraux. Ce travail, qui a donné lieu à des dizaines de réunions dans les fédérations et de multiples rencontres avec des intellectuels et des experts, a débouché sur un rapport ô combien utile  – et insuffisamment relayé par les médias ! – pour comprendre l’état d’esprit qui anime nos électeurs.

Un premier constat s’impose : la droite n’est pas morte ; n’en déplaise à certains. L’élection d’Emmanuel Macron et l’orientation libérale qui a inspiré les premiers mois de son action ont déstabilisé une partie de notre électorat ; inutile de le nier. Mais le rapport montre que la droite n’est pas soluble dans le « matérialisme macroniste » qui nie la distinction droite/gauche. Ce clivage est toujours considéré comme un moteur de notre vie politique. La 3ème voie qu’est censé incarner Emmanuel Macron est d’abord perçue comme résultant des circonstances d’une élection rocambolesque et du rejet massif de la classe politique traditionnelle.

Deuxième enseignement, la droite n’est pas soluble dans le macronisme ; ce qui ne l’empêche pas de partager un certain nombre de ses solutions. Mais ce qui les distingue profondément, c’est la capacité de la droite à penser les enjeux qui traversent notre société hors du seul champ économique. Notre électorat croit que la France est dépositaire d’une identité – qui est comprise comme ouverte et inclusive – et qu’il existe des spécificités françaises ; à commencer par notre culture. Le rôle de la politique, et donc de la droite, ne consiste pas uniquement à régenter l’ordre socio-économique, mais aussi à défendre une civilisation. Le macronisme y est non seulement réfractaire, mais il en est certainement incapable, faute d’unité en son sein – qu’existe-t-il de commun sur ces sujets entre un ex-écologiste et un ancien dirigeant LR ?

Dernière leçon à retenir, et celle-ci vaut pour tous ceux qui aspirent à diriger notre mouvement : la droite doit prouver qu’une fois au pouvoir, elle fera ce qu’elle dit. Une idée-force traverse l’ensemble du rapport : notre famille doit assumer son identité et ses idées pour aller jusqu’au bout des réformes. Voilà une ligne de conduite pour les années qui viennent.

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