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Anne Hidalgo demande à être jugée sur ses résultats. Qu’à cela ne tienne. Airparif publie aujourd’hui un rapport édifiant à propos des effets sur la qualité de l’air produits par la piétonisation de la voie Georges Pompidou. 1er constat : la pollution baisse sur les quais fermés à la circulation, mais pas suffisamment pour passer en-deçà des seuils règlementaires. 2ème constat : la pollution se déporte sur les rues avoisinantes et à l’est de la capitale où l’augmentation atteint jusqu’à 15%. 3ème constat : elle progresse également sur les axes situés hors de Paris, comme sur l’A3 ou l’A4, et sur l’ensemble de la périphérie parisienne comme lors de la « journée sans voiture ».

Résumons : la qualité de l’air s’améliore très légèrement sur les berges où, par définition, personne ne réside, et se détériore de façon significative dans les quartiers d’habitation alentours. Et le tout au prix d’embouteillages monstres qui pourrissent la vie de milliers d’automobilistes parisiens et franciliens. Aurait-il seulement été possible de faire pire ?

Preuve est faite qu’en la matière, comme en beaucoup d’autres, le dogmatisme conduit droit à l’impasse. Nul ne peut nier la nécessité de réduire l’impact désastreux de la pollution atmosphérique sur la santé. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 500 morts prématurées par an à Paris, 6 000 en Île-de-France et 48 000 en France. Il est donc urgent de mettre sur pied un plan global des mobilités qui doit intégrer l’ensemble des acteurs concernés : collectivités, chercheurs, industriels, créateurs numériques, usagers, etc. Mais surtout d’en finir avec les positions dogmatiques qui fracturent la société et aggravent les problèmes au-lieu de les régler.

 

 

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