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Les visages de Maurane et Laura ont surplombé la semaine. Et plus encore lorsqu’il s’est agi de voter la loi de lutte contre le terrorisme. J’ai voté contre en conscience. L’Etat ne doit pas désarmer au moment où la menace se fait plus pressante que jamais. L’état d’urgence aurait dû être prorogé, et plus encore renforcé. Mais le gouvernement est resté obstinément sourd à nos revendications. Le nouveau dispositif n’est pas à la hauteur des enjeux. Un seul exemple : le texte autorise, hors poursuites judiciaires, l’assignation à résidence d’individus dangereux. Jusque-là rien à dire, sauf qu’ici la résidence ne désigne pas le domicile, comme c’est le cas dans l’état d’urgence, mais la commune où résident les intéressés. Imaginez le cas d’un individu lié à la mouvance terroriste et assigné à résidence à… Paris. Jusqu’où faudra-t-il aller dans l’horreur pour que nous en finissions définitivement avec ce laxisme coupable.

Tout autre sujet, bien sûr, paraît dérisoire à côté du martyr de ces deux jeunes femmes. Comme sont dérisoires les propos déplacés du président lors d’un déplacement en Corrèze. Emmanuel Macron avait théorisé – et presque chorégraphié (souvenez-vous de sa cérémonie d’investiture ou de l’accueil de Vladimir Poutine à Versailles) – une présidence au-dessus de la mêlée, tellement d’ailleurs qu’il l’avait qualifiée de « jupitérienne », mais ses petites phrases, mises bout-à-bout – « ceux qui ne sont rien, les fainéants, le bordel » –, expriment surtout une forme d’arrogance et de mépris. Emmanuel Macron devrait se garder que les Français considèrent sa politique à l’aune de son seul comportement.

Le point d’orgue de la semaine prochaine sera la déclaration du gouvernement sur l’avenir de l’Europe. L’accueil, tout juste poli, réservé au discours d’Emmanuel Macron à la Sorbonne par les dirigeants européens impose manifestement quelques précisions. L’ambition du président sur l’UE est à saluer, mais elle a pu apparaître à certains, allemands en tête, comme excessive, sinon naïve, sur les réponses à apporter à la crise européenne.

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