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La critique est parfaitement légitime. Les procès d’intention nettement moins. Certains prennent prétexte de la proposition de loi que j’ai déposée, et qui vise à interdire la diffusion du nom de famille (et uniquement du nom de famille) et des images des terroristes dans les médias, pour m’accuser de vouloir cacher la vérité aux Français. Quelle est cette vérité ? Les auteurs des attentats commis en France au nom d’Al-Qaïda et de Daech ont des origines magrébines ou subsahariennes et sont de confession musulmane. Mais qui peut le nier sérieusement ?

Ma proposition ne vise en aucune manière à dissimuler ces faits objectifs, mais à limiter les phénomènes de glorification et de mimétisme que l’on a observés après chaque attentat et dont les réseaux sociaux sont les témoins quotidiens. Mohammed Merah et les frères Kouachi sont devenus de vraies marques déposées pour fanatiques en quête de modèle. Les médias se transforment malgré eux en caisse de résonance de la barbarie islamiste.

Ne pas publier le nom de famille et les images des terroristes n’interdit en rien aux journalistes d’enquêter sur eux. Origine ethnique et sociale, existence ou non d’un casier judiciaire, parcours de radicalisation : les Français doivent savoir. Je suggère d’ailleurs que le prénom des terroristes soit expressément mentionné (importe-t-il vraiment au grand public de savoir que Mohamed se nomme Merah ou qu’Abdelhamid se nomme Abaaoud ?), mais j’estime qu’il ne faut pas aller au-delà. A quoi bon offrir à ces individus une tribune médiatique post mortem ? A quoi bon en faire des martyrs auprès de ceux qui partagent leur idéologie mortifère ? A quoi bon, au fond, leur donner ce qu’ils convoitent ?

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