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L’ISF rend fou. Nul n’y touche qu’à ses dépens. Emmanuel Macron en fait actuellement l’amère expérience. Mais sa méthode est en cause dans les ennuis qu’il traverse : faire des catégories de contribuables – d’un côté, les détenteurs bientôt exonérés d’un patrimoine mobilier et de l’autre, les détenteurs toujours assujettis d’un patrimoine immobilier – pousse inévitablement aux comparaisons. Qu’observe-t-on ? Les premiers ont un net avantage sur les seconds : ils sont moins nombreux et plus nantis. Et leurs biens se trouveront bientôt hors de l’assiette fiscale…

Le pouvoir serait donc injuste deux fois : à l’égard des propriétaires, dont l’apport à notre économie est loin d’être négligeable – ne dit-on pas que « quand l’immobilier va tout va » ? –, et à l’égard de tous ceux qui se persuadent que rendre un très riche moins riche est une fin en soi. Deux critiques, l’une fondée et l’autre stupide, qui mènent à une conclusion : demi-réforme et idéologie conduisent au même endroit, le mur.

L’ISF est un impôt absurde dont le rapport coût (15 milliards investis à l’étranger) /revient (5 milliards de recettes fiscales) est désolant pour notre économie. Et il l’est indépendamment de la nature du patrimoine qu’il frappe. Emmanuel Macron eût mieux fait de supprimer sans tergiverser l’ISF. Tout l’ISF. Se serait-il exposé à une polémique plus forte que ces derniers jours ? Sans doute que non.

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