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3 dossiers-clé ont animé la semaine : l’Europe, la sécurité et le budget. Sur l’Europe, il faut saluer le volontarisme d’Emmanuel Macron. Rien n’est pire que l’attentisme où stagne actuellement l’UE. Le projet européen a besoin d’être redéfini : est-ce d’une Europe fédérale que nous voulons ou bien d’une Europe des nations ? Les réponses n’ont pas tardé à se faire entendre. Elles suivent une ligne de fracture prévisible : les Etats membres de la zone euro qui veulent une Europe plus intégrée, et différenciée lorsque c’est nécessaire, et les autres qui craignent une Europe à plusieurs vitesses. Parvenir à concilier ces positions antagonistes : l’avenir de l’UE est à ce prix.

Sur la sécurité, le gouvernement perd sur les deux tableaux. En sortant de l’état d’urgence, il accrédite l’idée d’un désarmement de l’Etat face à la menace islamiste qui, elle, ne recule pas (12 attentats déjoués depuis le mois de janvier). En transposant des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun, il alimente la critique de ceux qui considèrent que la nouvelle législation est attentatoire à nos libertés individuelles. Il eût mieux valu, comme nous le proposions, renforcer les dispositifs de sécurité contenus à l’intérieur de l’état d’urgence. Un double avantage à cela : rehausser d’un cran le niveau de vigilance et préserver le droit commun de mesures qui n’ont pas à y figurer. Mais le gouvernement n’a rien voulu entendre…

Dernier point, le budget. Les semaines qui viennent me donneront l’occasion d’y revenir plus en détail, mais, en 1ère approche, les motifs d’inquiétude sont nombreux. Le déficit public augmentera l’an prochain de 83 milliards d’euros (+ 7 milliards par rapport à l’exécution du budget 2017), et le gouvernement revoit sérieusement à la baisse ses ambitions de réduction des dépenses publiques (16 milliards au-lieu de 20 initialement). Un chiffre traduit mieux que les autres ce renoncement : le gouvernement table sur la suppression de 1600 postes dans la fonction publique. A ce rythme-là, on voit mal comment l’exécutif espère atteindre l’objectif de 120 000 suppressions fixées par Emmanuel Macron lui-même ? Il va pourtant nous falloir des réponses !

 

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