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Le président va loin. Plus loin qu’aucun dirigeant européen depuis des années. Emmanuel Macron assume une ambition fédérale pour l’Europe (une gageure à l’heure où le continent est traversé de part en part par les menées nationalistes). Et tout en découle : une Commission resserrée de 15 membres, la remise à plat du système de vote à l’unanimité, la convergence fiscale et sociale, la nomination d’un ministre des Finances, un vrai budget européen, une liste transnationale lors des élections de 2019. Il va même jusqu’à réveiller la vieille chimère d’une défense commune.

Emmanuel Macron défend une Europe forte, intégrée et souveraine, mais sans exclure l’existence de formats restreints à quelques Etats-membres pour mener certaines politiques. Un volontarisme qui n’est pas sans rappeler celui de Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l’UE, il y a 10 ans. Les deux hommes partagent, au fond, la même conviction : c’est le manque de politique, et non l’inverse, qui conduit l’Europe dans l’impasse.

Le discours d’Emmanuel Macron suscite bien sûr des réserves – il y a été trop question d’impôts et de taxes et insuffisamment de projets structurants –, mais il a le mérite de relancer le débat autour d’une question de fond : quelle Europe voulons-nous ?

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