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Le texte du gouvernement contient une irréductible contradiction : il vise « en même temps » à sortir de l’état d’urgence et à renforcer la sécurité des Français. Mais à vouloir marier de force les contraires, on débouche inévitablement sur un échec. La sortie de l’état d’urgence n’a de sens que si la menace terroriste s’éloigne ; ce qui n’est évidemment pas le cas en l’espèce. Et il est illusoire de prétendre mieux défendre les Français en se dotant d’un arsenal législatif moins ferme que celui que prévoit l’état d’urgence. Est-ce le moment de faiblir alors que nos services ont déjà déjoué 12 tentatives d’attentat depuis le mois de janvier ? Est-il raisonnable de désarmer l’Etat au moment où plusieurs centaines de Français partis au Levant prennent le chemin du retour ?

Le gouvernement serait bien inspiré d’entendre les propositions que nous portons, par le biais de Guillaume Larrivé et Eric Ciotti, et qui visent à renforcer notre dispositif sécuritaire dans le cadre de l’état d’urgence. Elles intéressent aussi bien la dimension policière que judiciaire : création d’une cour de sûreté antiterroriste composée de magistrats spécialisés, maintien des contrôles aux frontières, rétention préventive contre les individus les plus dangereux, garde à vue élargie à 30 jours, durcissement des peines à l’encontre des individus liés à la mouvance islamiste, assouplissement des conditions pour effectuer des fouilles et des palpations de sécurité, etc. Des mesures qui ont vocation à s’inscrire pleinement dans le cadre de l’état d’urgence, et à y demeurer sous le contrôle régulier du Parlement.

Le risque zéro n’existe pas, mais notre responsabilité est de tout faire pour empêcher que le pire se produise à nouveau. Ce n’est malheureusement pas la voie qu’emprunte le gouvernement.

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