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Les portes du Sénat ont claqué au nez de la République en Marche !. Les caciques du parti présidentiel ont beau jeu de minimiser un « échec prévisible », la déroute n’en est pas moins lourde de sens. La politique du gouvernement en direction des territoires est sévèrement désavouée.

Les collectivités, qui assument toujours davantage de missions dévolues à l’Etat, s’estiment à juste titre mal considérées (les exemples en ce sens sont nombreux : baisse de 13 milliards d’euros des dotations, suppression de 120 000 emplois aidés, fin du prêt à taux zéro dans les zones non tendues, etc.), et l’ont fait savoir au gouvernement. Un traitement d’autant moins justifié à leurs yeux qu’elles sont parvenues, et notamment les communes et les régions remportées par la droite en 2014 et 2015, à réduire drastiquement leurs déficits ; ce qui constitue un véritable tour de force à l’heure où les dotations publiques ne cessent de baisser. L’immobilisme et le conservatisme que conspue régulièrement Emmanuel Macron ne sont pas toujours là où on le croit. L’Etat aurait beaucoup à apprendre des initiatives menées dans les territoires.

La décentralisation est un mouvement réformateur très précieux qui, près de 40 ans après son commencement, reste encore inachevé. Des gains considérables en termes d’efficacité, de proximité, d’inventivité et donc d’économies sont encore possibles, à la condition que l’exécutif cesse de considérer les collectivités comme une simple variable d’ajustement budgétaire. La nouvelle majorité issue de la droite et du centre a la force nécessaire pour faire vivre et entendre la voix de nos territoires.

 

 

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