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Sur le front économique et social, le gouvernement fait feu de tout bois : logement, fonction publique, fiscalité, etc., pas un jour ne passe sans l’annonce de nouvelles mesures. Certaines vont clairement dans le bon sens : baisse de l’impôt sur les sociétés (à 28% en 2018 et progressivement à 25% d’ici 2022), application d’une taxe à taux unique sur les revenus de l’épargne (même si l’assujettissement des intérêts des PEL ouverts à partir du 1er janvier 2018 est un contresens économique), transformation du CICE en baisse pérenne de charges (même si, là encore, le dispositif tel qu’annoncé doit être ajusté pour profiter dans les mêmes proportions aux entreprises dont les salariés sont rémunérés au SMIC et les autres).

D’autres mesures concernant la fonction publique sont positives : rétablissement du jour de carence (introduit par Nicolas Sarkozy et supprimé par François Hollande), non remplacement de 120 000 fonctionnaires (bien que l’on pourrait aller au-delà), remise à plat du protocole très coûteux de revalorisation des carrières et des salaires, etc.

Plus inquiétant, le dossier du logement sur lequel l’exécutif est décidément bien à la peine. Emmanuel Macron a choisi de faire porter les efforts budgétaires sur les offices HLM. L’Etat envisage ainsi de réduire le montant des APL de 50 euros, à charge pour les bailleurs sociaux de compenser intégralement la baisse sur les loyers. Le manque à gagner se chiffre entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Un gouffre financier que les mesures de compensation (mise en vente de 40 000 logements au-lieu de 8 000 actuellement, allongement de 15 à 20 ans du délai des prêts consentis par la Caisse des dépôts) ne parviendront pas à combler. Au vu de l’état général du parc social, et je pense notamment à celui de Paris, la situation des 11 millions de locataires concernés en France n’est pas près de s’améliorer.

La semaine prochaine, le débat tournera autour des questions de sécurité avant l’examen par l’Assemblée de la loi antiterroriste. Une loi, dont l’actualité du jour, nous rappelle malheureusement combien elle est indispensable.

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