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L’usage d’un agent hautement inflammable est indispensable à la propagation rapide du feu. Le concours d’un agent provocateur l’est à la réussite d’une grève d’abord annoncée comme peu suivie. A cette heure, nul ne sait précisément si le mouvement sera massif, mais une chose est sûre : Emmanuel Macron aura fait son possible pour que ce soit le cas.

En qualifiant de « fainéants » les réfractaires au changement (peu ou prou les mêmes que « ceux qui ne sont rien » ou que les « illettrés » de Gad), le président de la République a inutilement jeté de l’huile sur le feu de la contestation et offert à la CGT et ses alliés, qui n’en attendaient pas tant de l’Elysée, l’espoir d’une mobilisation plus forte qu’espérée.

Pourtant, les ordonnances ne méritent pas un tel pataquès. Ceux qui les ont lues savent qu’elles ne sont en rien une remise en cause de notre modèle social. On les jugera même « tièdes » à l’aune des standards sociaux de nos grands voisins européens ; et ce n’est pas un hasard si la plupart des syndicats n’appellent pas à la grève aujourd’hui. On regrettera même qu’en dépit d’avancées significatives, le gouvernement n’ait pas souhaité aller plus loin sur les accords d’entreprise ou la négociation sans syndicat dans les sociétés de plus de 50 salariés.

Mais la réforme du code du travail est-elle seule en cause dans la mobilisation ? Le président de la République attire sur sa personne un ressentiment très fort ; ce qui, évidemment, n’est pas sans rapport avec ses dernières provocations.

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