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La semaine restera évidemment marquée par la violence de l’ouragan Irma qui a dévasté les Antilles. Nos pensées vont bien sûr vers les nombreuses victimes. L’Etat tente de parer au plus pressé : le ravitaillement en eau et la sécurité pour mettre un terme aux pillages. Le Premier ministre a confié à la Fondation de France le soin de coordonner la collecte de dons. Je relaie ici l’appel à la générosité des associations qui se mobilisent pour venir en aide aux populations. In fine, et alors que l’épisode cyclonique n’est pas terminé, il est indispensable que la France porte l’offensive sur la question du climat, et notamment à l’égard des Etats-Unis qui ont quitté les accords de Paris. Les scientifiques manquent du recul suffisant pour établir un lien de cause à effet irréfutable, mais le réchauffement climatique est, à minima, un facteur aggravant de ces phénomènes météorologiques hors-du-commun. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs », disait Jacques Chirac. C’était il y a 15 ans et rien n’a vraiment changé depuis. Sauf le prix à payer pour notre aveuglement…

Loin de la violence des éléments, en métropole, la semaine politique et sociale fut en demi-teinte. Le gouvernement a annoncé des mesures positives en faveur des indépendants : alignement progressif du RSI sur le régime général, doublement des plafonds d’activité pour les autoentrepreneurs, baisse des cotisations famille et maladie pour compenser la hausse d’1,7 point de la CSG, etc. Un net encouragement à l’activité que l’on ne peut qu’approuver. Un bémol, cependant : le gouvernement multiplie actuellement les annonces d’exonération de la CSG (salariés, retraités modestes), prouvant ainsi que ce système visant à prendre à certains pour donner à d’autres n’est ni juste ni équilibré.

Autre point de désaccord, la politique du logement. Emmanuel Macron, pourtant adepte de la « pensée complexe », s’est livré à une simplification très contreproductive : les propriétaires sont priés de baisser les loyers de 5 euros pour compenser la baisse du même montant des APL. Un interventionnisme malvenu au moment où l’immobilier ne se porte pas bien. Non seulement les loyers privés baissent (-0,5 depuis le début de l’année), mais la part des logements où des travaux sont prévus a été divisée par trois en 10 ans. Le gouvernement a bien tenté d’éteindre l’incendie en annonçant les grandes lignes d’une réforme à venir (réduire les délais d’exonération de plus-value, lutter contre l’inflation législative et les recours abusifs contre les permis de construire), mais le mal est fait et la confiance sérieusement entamée.

La semaine qui vient s’annonce décisive avec la première mobilisation sociale du quinquennat. Il n’y aura pas de front syndical uni face à la loi travail, et c’est tant mieux. Mais la faiblesse du nombre n’exclut pas la violence. On espère, et notamment à Paris, que le gouvernement aura pris les mesures qui s’imposent pour éviter les dégradations que nous avons connues lors des manifestations contre la loi El Khomri. A bon entendeur…

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