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Contradictoire serait la position de la droite au sujet de la réduction des emplois aidés. Les Français qui ont voté pour François Fillon, dont la baisse massive de l’emploi public était l’une des priorités, ne peuvent pas comprendre que nombre d’élus LR s’insurgent aujourd’hui contre la suppression d’environ 140 000 emplois aidés. Ce que nous dénonçons n’est pas l’objectif que poursuit le gouvernement, et nous savons que les emplois aidés ne participent en rien à une baisse réelle et durable du chômage, mais la méthode et le calendrier imposés aux bénéficiaires du dispositifs, collectivités et associations en tête, que nous condamnons.

Des collectivités qui, au cours des dernières années, ont assumé le gros des baisses de dépenses publiques, alors même que l’Etat n’est pas parvenu à contenir son déficit (et n’y parviendra pas davantage cette année). Des collectivités qui, par ailleurs, se sont vues imposer, en 2013, la très coûteuse réforme des rythmes scolaires qui a nécessité l’embauche de dizaines de milliers d’emplois aidés (qui comptent pour une part essentielle dans les 94 900 contrats aidés dont elles disposent).

Rompre avec ce que l’on appelle « le traitement social du chômage » est une nécessité. D’abord parce que nos finances publiques ne peuvent plus soutenir de telles dépenses. Ensuite parce l’emploi ne se décrète pas dans le bureau du ministre du Budget, mais qu’il se crée par l’activité économique. L’effort de la Nation doit donc porter en priorité sur la relance de l’économie, et non plus sur une politique d’assistanat qui a fini par ressembler à un pansement sur une jambe de bois.

Mais pourquoi procéder avec une telle brutalité et sans la moindre concertation ? Pourquoi nier la dimension humaine avec une telle force ? Derrière les chiffres froids de Bercy, il y a la vie brisée d’hommes et de femmes, il y a les projets interrompus dans des petites communes et des associations caritatives, il y a des territoires toujours plus défavorisés. Le gouvernement disposait de bien d’autres façons d’atteindre à terme ses objectifs, dont je redis qu’ils sont louables ; il a choisi la pire.

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