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La semaine restera incontestablement marquée par la démission du général Pierre de Villiers. Emmanuel Macron a provoqué par excès d’autoritarisme une double crise. Avec les armées d’abord, et c’est la plus préoccupante. Le recadrage en public et dans la presse du chef d’état-major des armées a été ressenti comme une humiliation. Une humiliation difficile à supporter après la douche froide budgétaire. Emmanuel Macron s’était engagé pendant sa campagne, et il l’a redit au sommet de l’OTAN, à porter l’effort de défense à 2% du PIB (de 32 à 40 milliards d’euros). C’est loupé pour 2017… Rassurez-vous !, nous dit le président, le budget repart à la hausse l’année prochaine. Ce qui est impossible aujourd’hui deviendrait possible demain ! Mais avec quel argent ? Le mystère reste entier.

Crise avec le Parlement, ensuite. On ne l’a pas suffisamment dit, mais ce que le président a reproché à Pierre de Villiers, c’est d’avoir exprimé, sinon la vérité, du moins son point de vue devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale. A huis-clos, qui plus est. Mais toute vérité n’est manifestement pas bonne à dire devant la représentation nationale. Le cas du CEMA risque de faire rapidement jurisprudence dans la haute administration. La réserve que chaque fonctionnaire est tenu de respecter promet de tourner au mutisme…

Au sujet du travail parlementaire, justement : nous avons auditionné cette semaine la ministre de la Culture. Ses priorités, et notamment l’apprentissage de l’art à l’école, rejoignent les nôtres. Mais là encore le spectre des coupes budgétaires menace. La ministre a annoncé que les 50 millions d’économies proviendraient pour l’essentiel de dépenses non affectées. Il existerait donc des ministères trop bien pourvus ! Je l’ai interrogée, de vive voix cette fois (cf. question écrite sur mon blog), sur la création de la Cité du Théâtre sur le site des décors de l’Opéra, boulevard Berthier. Je n’ai reçu aucun engagement ferme de sa part, même si la ministre mesure parfaitement l’importance du projet pour le monde du théâtre. A suivre donc.
Autre audition, celle de la présidente de France TV Delphine Ernotte. La dirigeante a tracé les perspectives de développement du 1er groupe audiovisuel national. L’accent sera principalement mis sur l’aide à la création française (séries, documentaires, etc.) pour faire face à la concurrence internationale et le développement du numérique. Une source d’inquiétude néanmoins, la baisse des recettes tirées de la redevance (qui traduit une baisse de l’achat de téléviseurs). Le modèle économique n’est pas immédiatement menacé, mais il n’est pas trop tôt pour réfléchir à son évolution.

La semaine prochaine sera consacrée à l’examen du projet de loi pour la confiance dans la vie publique, sur lequel j’interviendrai.

 

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