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Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. La semaine dernière, le gouvernement annonçait le report de deux mesures-phares, et les plus efficaces sur le plan électoral, du candidat Macron : l’exonération pour 80% des foyers de la taxe d’habitation (TH) et la réforme de l’ISF. La 1ère renvoyée à une mise en œuvre « d’ici la fin du quinquennat » et la 2nde reportée en 2019. Et pour mieux faire avaler la pilule, l’exécutif communiquait jusqu’à l’excès sur l’héritage empoisonné de François Hollande : un « trou caché » de 8 milliards d’euros dans le budget de la Nation.

Beaucoup de Français l’ont en travers de la gorge. Et à raison, d’autant que la hausse de la CSG demeure, elle, bel et bien au programme de la prochaine loi de finances. Face à la grogne qui monte, l’Elysée a donc choisi d’opérer une spectaculaire volte-face : la suppression de la TH et d’une partie de l’ISF se fera en 2018. Et qu’importe si le Premier ministre nous expliquait, lors de sa déclaration de politique générale, l’impossibilité de mener de front de telles réformes dans un contexte budgétaire aussi contraint. La cohérence n’est manifestement pas la priorité de l’exécutif.

Et si nous en doutions encore, la ministre de la Santé achève de nous convaincre en opérant un virage à 180° sur le tiers payant généralisé qu’elle critiquait hier et dont elle veut aujourd’hui l’extension.

« En même temps » ou comment réconcilier les contraires : le leitmotiv d’Emmanuel Macron montre clairement ses limites face aux réalités du pouvoir.

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