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Exclusion ou non : au fond, la question n’est-elle pas déjà réglée, ou du moins en grande partie ? Ceux qui ont rejoint le gouvernement d’Emmanuel Macron se sont mis de facto hors du parti. Sur les tracts et les affiches de ma concurrente En Marche ! aux législatives, les mots de soutien d’Edouard Philippe et Gérald Darmanin figuraient en bonne place. Comment fallait-il que je considère les choses, sinon comme un appel à me faire battre ? Ils ont fait campagne contre leurs propres amis, avec un certain succès malheureusement. Et c’est à ce moment précis qu’ils se sont exclus du parti. D’eux-mêmes. Un départ qui n’appelle pas de retour. A quoi bon leur offrir une occasion de se victimiser en les congédiant ? Un coupable n’aime rien tant que se faire passer pour la victime.

Quant aux députés constructifs, où est leur véritable plus-value à l’Assemblée ? Le groupe Les Républicains a déjà prouvé qu’il incarnait la seule opposition pragmatique au Parlement. Ils se rendront compte bien assez tôt de l’impasse où ils se trouvent. Rien ne servirait de leur claquer la porte au nez. A une condition, néanmoins : qu’ils prouvent leur loyauté à l’égard de notre famille politique.

L’exclusion n’est donc pas à mes yeux la solution, même si l’on peut comprendre les ressentiments de nombre d’élus et de militants. Au moment où nous devons engager une profonde réflexion sur nos échecs et notre avenir, il nous appartient de laisser la porte ouverte pour reconstruire ensemble la famille de la droite et du centre.

A chacun désormais de prendre ses responsabilités.

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