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Dans vote de confiance, il y a le mot « confiance ». Et pour qu’il y ait confiance, il faut de la clarté. La déclaration de politique générale d’Edouard Philippe contenait beaucoup de choses, mais certainement pas de la clarté.

 

Le Premier ministre a dressé d’une voix mal assurée un catalogue indigeste de mesures (depuis le paquet de cigarettes à 10 euros, en passant par la réforme du baccalauréat, les assises de l’Outre-Mer, la vaccination obligatoire jusqu’à la hausse de la CSG, la baisse de l’impôt sur les sociétés, le maintien de l’ISF sur l’immobilier) sans se soucier un instant de hiérarchiser les priorités de son gouvernement, ni de fixer un cap précis à son action. Or, comme le disait très justement Mendès France, « gouverner, c’est choisir ». Une vérité plus brûlante encore par ces temps de disettes budgétaires.

Nul ne lui peut lui faire le reproche d’énoncer des propositions concrètes – difficile après le discours lyrique d’Emmanuel Macron devant le Congrès –, mais à condition de les inscrire dans une perspective identifiée et partagée. Elle est totalement absente ici.

 

Où vont les priorités du gouvernement ? Quels sont ses objectifs en termes de réduction de la dépense ou de croissance ? Où porteront les efforts pour soulager la France du poids de la dette ? Quelle nouvelle orientation veut-il donner à l’Europe ? Quelle stratégie compte-t-il adopter face à la menace terroriste et à la crise migratoire ? Quelle est sa méthode ? Sa gouvernance ? Son calendrier ? Edouard Philippe laisse derrière lui plus d’interrogations qu’il n’apporte de réponses. Impossible de voter la confiance après un discours aussi dépourvu de perspectives et peu convaincant.

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