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Emmanuel Macron pose un diagnostic sur lequel il est difficile d’être en désaccord. La France connaît des difficultés profondes qui affectent non seulement son économie, mais déstabilisent aussi sa vie démocratique. Une réalité qui explique le très fort désir d’alternance exprimé par les Français. Un désir, mêlé d’impatience et parfois de colère, qui ne peut être déçu. Là encore, on ne peut être que d’accord.

 

Mais une fois posé le diagnostic, le président de la République se perd dans de longues digressions aux accents lyriques qui ne nous disent rien de ses véritables intentions. Il poursuit en cela dans la droite ligne de sa campagne présidentielle où les belles formules l’ont toujours emporté sur les propositions concrètes. Un comble pour celui qui nous conjure de « regarder le réel en face ».

Là où Emmanuel Macron s’est montré le plus précis, c’est sur la question institutionnelle où le risque de déplaire aux Français est inexistant. Moins de parlementaires,  suppression de la cour de justice de la République pour les ministres, réforme de fond en comble du conseil économique et social, etc. : qui peut sérieusement s’y opposer ?

Pour le reste, le chef de l’Etat s’en est tenu à des incantations qui, parfois, ont pu donner le sentiment de tourner à la leçon de morale, notamment lorsqu’il évoque (au début et à la fin de son discours) « le cynisme dans les têtes » à l’origine de nombreux blocages dans le pays. Un cynisme qu’il semble attribuer aux mauvais esprits qui osent critiquer son action. Est-ce à dire que le président ne supporte pas la contradiction ?

 

En réalité, Emmanuel Macron est descendu dans l’arène du Congrès pour signifier que les contingences quotidiennes n’étaient pas de son ressort. Au point qu’il est apparu hors-sol et éloigné des préoccupations des Français.

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