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Une piètre image de la démocratie a été donnée hier à l’Assemblée. Sous nos yeux, ce n’était pas la République En Marche !, mais la République à Marche Forcée ! Le groupe majoritaire a fait main basse sur les postes-clé de l’Assemblée : la questure et les 6 vice-présidences. L’opposition a été évincée des fonctions qu’elle occupe traditionnellement au nom du pluralisme politique au terme d’une guerre de palais qui n’honore pas ceux qui l’ont conduite.

Vu de loin, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une vulgaire bataille de postes, mais il n’en est rien. Qui peut garantir, par exemple, la transparence des comptes de l’Assemblée si aucun membre de l’opposition n’y siège ? Et inutile d’arguer que les « Républicains constructifs » sont inscrits dans l’opposition. Comment l’un des leurs peut-il recueillir 306 voix sans le soutien massif des députés LREM ? Constructifs, je ne sais pas, mais destructeurs des équilibres démocratiques – dont on mesure, au passage, combien ils sont fragiles -, je peux en témoigner.

Le parti du Président a les moyens de disposer du Parlement comme il l’entend. Et ses membres ont prouvé hier qu’ils comptaient se partager le gâteau sans laisser la moindre miette. Mais la démocratie ne fonctionne pas ainsi. Les institutions confèrent à la majorité un pouvoir fort – et partant de très lourdes responsabilités -, et non tous les pouvoirs. Nul n’a jamais démontré sa force en écrasant plus faible que soi.

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