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Certains nous disent : « Macron et vous, c’est la même chose sur le plan économique ». C’est vrai sur un certain nombre de points : la baisse des charges sur les entreprises et la réforme du code du travail où nous voulons, par exemple, donner la primauté aux accords de branche et d’entreprise pour tout ce qui ne relève pas des droits fondamentaux du salarié. C’est vrai aussi concernant le plafonnement des indemnités prudhommales. Et je me réjouis qu’un président issu des rangs de la gauche se soit en partie converti au réalisme économique. Mais les comparaisons s’arrêtent là.

Le projet de la droite et du centre est autrement plus réformateur que le sien : suppression des 35 heures (alors que Macron prévoit de les maintenir), baisse de 100 milliards d’euros de la dépense publique (contre 60 milliards dans le programme En Marche !), suppression de l’ISF (alors que Macron le maintient sur l’immobilier), fixation de quotas d’immigration en fonction des capacités d’intégration de notre économie (alors que Macron considère les 200 000 entrants annuels comme une « opportunité économique »).

Et surtout notre projet met l’accent sur le pouvoir d’achat des Français : après 5 années de matraquage fiscal, il nous paraît indispensable de baisser l’impôt des ménages de 10%. Les Français ne comprendraient pas que l’on se satisfasse d’un taux de prélèvement aussi fort. Emmanuel Macron procède très différemment. Point de baisse d’impôts, mais la suppression des cotisations chômage et maladie des salariés pour faire augmenter les salaires. Sauf qu’il faut bien compenser le manque à gagner : ce sera une hausse de 20 milliards de la CSG. Il reprend d’une main ce qu’il donne de l’autre. Le tour de passe-passe se solde par une opération à somme nulle, ou presque (selon les estimations, le salaire brut n’augmenterait in fine que d’1,4% en moyenne).

Au fond, les choses sont claires : nous partageons avec Emmanuel Macron un diagnostic, sinon équivalent, du moins proche sur l’état de l’économie, et certaines de nos solutions convergent, notamment sur la question du poids règlementaire qui pèse sur nos entreprises. Mais le traitement de fond que nous souhaitons appliquer est nettement plus ambitieux. Nous dégageons des marges de manœuvre plus importantes sur le plan de la réduction des déficits, ce qui nous permet d’aller beaucoup plus loin en matière de baisse de charges et d’impôts et de soutenir plus efficacement le pouvoir d’achat des Français.

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