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Mélenchon/Le Pen. L’hypothèse cauchemardesque d’un second tour opposant les deux leaders extrémistes enflamme les rédactions et gagne les esprits. Jean-Luc Mélenchon progresse vite en siphonnant l’électorat de Benoît Hamon, et, dans une moindre mesure, celui du FN. Insuffisamment, néanmoins, pour priver Marine Le Pen de 2nd tour – du moins dans les sondages.

L’un et l’autre agrègent entre 40 et 45% des intentions de vote. Un niveau électoral stupéfiant qui traduit l’état d’exaspération dans lequel les Français se trouvent au terme du quinquennat de François Hollande.

 

Si l’on exclut la question migratoire, les deux projets présentent de troublantes similitudes. L’un comme l’autre prônent un « Frexit » en deux temps. D’abord en engageant une renégociation des traités européens sur la base d’objectifs inacceptables pour nos partenaires, et notamment allemands qu’ils désignent ensemble comme l’ennemi absolu. En proposant ensuite, après l’échec programmé des négociations, une sortie de l’Europe par référendum. Une valse en deux temps qui, si par malheur elle aboutissait, achèverait la France et l’Europe avec elle.

Mais les ressemblances ne s’arrêtent pas là. L’un et l’autre se livrent au concours Lépine de la dépense publique : retraite à 60 ans, investissement public massif, embauche de fonctionnaires à tout-va, etc. La note culmine à 273 milliards d’euros de dépenses nouvelles pour Mélenchon. Aux alentours de 200 milliards pour Le Pen. Un surcoût insupportable pour l’économie française (dont la part du secteur public représente déjà 57% du PIB) et qui se traduira par l’augmentation massive des prélèvements obligatoires, et son inévitable corollaire : baisse de la compétitivité des entreprises et augmentation du chômage. Un cocktail qui, même à une dose moins forte, a déjà fait la démonstration de ses ravages au cours des 5 dernières années.

 

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont les deux faces d’une même pièce : l’échec de François Hollande. Ils se nourrissent des frustrations et des colères accumulées et alimentent en retour un sentiment dangereux : avec eux, tout est la faute de l’autre. Qu’il s’agisse des étrangers, de l’Europe, des riches ou de la mondialisation, qu’importe : l’autre est responsable de tous nos malheurs. Alors dégageons ce qui nous encombre et tout ira pour le mieux ! Cette illusion mortifère en entretient une autre tout aussi néfaste : puisque nos difficultés viennent d’ailleurs, tout effort pour redresser notre pays est inutile. Comment ne pas voir l’impasse où mène un tel raisonnement ?

 

Le projet de François Fillon est exigeant. Non seulement parce que la situation de la France l’exige – 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, 2200 milliards de dette –, mais aussi parce qu’il porte une grande ambition : retrouver la croissance et le plein emploi.

Certains, bien sûr, préféreront toujours ignorer la réalité ; jusqu’au jour où elle se rappellera brutalement à eux. Tandis que d’autres décideront, dans une période où la France joue son avenir, de prendre leurs responsabilités pour eux-mêmes et pour leur pays.

Ce moment est arrivé et le choix est clair : le projet de François Fillon.

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