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D’abord qu’est-ce qu’une majorité ? Réponse évidente : la moitié des députés + 1 soutenant l’action du gouvernement. Mais, pour indispensable qu’elle soit, la loi du nombre a ses limites. Encore faut-il que la majorité demeure unie. La législature qui vient de s’achever restera comme l’une des plus tourmentées de la Vème République. Il n’aura pas fallu six mois à l’actuelle majorité pour s’éparpiller façon puzzle. Résultat : deux gauches irréconciliables et un quinquennat pour rien.

Qui peut, aujourd’hui, sérieusement prétendre rassembler une majorité autour d’un projet clair ?

Benoît Hamon ? Le frondeur est payé de retour par ceux qui n’ont pas supporté ses attaques contre le gouvernement. Il est l’arroseur arrosé et le candidat d’un parti en déconfiture et d’une majorité qui s’est auto-dissoute.

Marine Le Pen ? C’est la favorite d’une élection à un tour, où s’expriment colère et ressentiment. Mais pas celle d’une élection où domine la logique du rassemblement. Le FN demeure un parti contestataire qui se nourrit des faiblesses et des fractures qui minent la société. Plus le pays va mal et mieux le FN se porte. Aucun rassemblement ne peut émerger sur un projet mortifère de cette nature.

Emmanuel Macron ? Il est la planche de salut du PS et le prête-nom de François Hollande. En Marche ! est une entreprise de recyclage (cf. les nombreux ralliements venant du 1er cercle présidentiel, notamment) qui se soldera par l’investiture d’un grand nombre d’élus PS qui, par peur ou revanche, ont préféré quitter la Rue-de-Solferino. Quant aux autres : Alain Madelin, Robert Hue, et autres symboles du renouveau, ils n’auront qu’à se partager les miettes. Quelle cohérence pourrait bien naître d’un rassemblement aussi baroque et peu spontané ?

François Fillon, enfin ? Notre candidat fait face à des difficultés qu’il serait absurde de nier. Il les affronte et, autour de lui, la droite et le centre tiennent le choc. La raison en est simple : son projet est le seul susceptible de redresser la France. Son élection à l’Elysée apporterait les meilleures garanties qu’ensuite une majorité claire s’impose à l’Assemblée.

En réalité, François Fillon est le seul à pouvoir dire qu’il gouvernera s’il est élu président.

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