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Il y a 60 ans, le traité de Rome instituait la communauté économique européenne. Les pères fondateurs de l’Europe choisissaient de lier le destin de pays qui n’avaient jusqu’alors connu que l’antagonisme et la guerre. C’était l’affirmation d’une alliance à six, mais surtout le commencement d’un processus politique unique en son genre qui verra l’Europe s’étendre jusqu’aux pays de l’ancien bloc de l’Est.

Soixante-dix ans après la fin de la 2nde guerre, on peine à mesurer la portée historique d’un traité qui garantit, aujourd’hui encore, paix et stabilité sur le continent ; même si les menaces, et notamment en Ukraine, sont plus présentes que jamais.

Cet héritage est vivant et, même s’il ne suffit pas à dédouaner l’UE de ses erreurs actuelles, mérite d’être promu et défendu. L’Europe demeure un projet de paix entre les nations.

 

Mais l’UE est plus que cela encore. Elle est dépositaire de la promesse de prospérité que portent les traités successifs. Une promesse parfois mise en péril par le dogmatisme bruxellois, notamment en matière monétaire, et qui a pu donner aux peuples européens le sentiment d’être exposés sans défense aux vents mauvais de la mondialisation. D’où l’inquiétante montée des nationalismes partout en Europe, et notamment dans les Etats fondateurs.

Les dirigeants européens doivent se rappeler que le principe de subsidiarité est d’abord un acte de confiance, et que la confiance des peuples est la condition absolue pour que l’Europe perdure. L’Union doit montrer qu’elle est capable de mieux défendre les 500 millions de citoyens européens, en matière économique bien sûr, mais également sur le plan de l’identité et de la culture.

Bâtir une Europe protectrice et proche : voilà la feuille de route pour les années à venir.

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