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Les propos qu’a tenus Emmanuel Macron en Algérie au sujet du « crime contre l’humanité » et la « vraie barbarie » que constituerait la colonisation révèlent, au-delà même de leur dimension éminemment caricaturale et blessante, l’ambiguïté profonde du candidat d’En Marche !. Le même Emmanuel Macron voyait, il y a quelques mois seulement (cf. entretien Le Point, novembre 2016),  « les richesses et les éléments de civilisation » apportés par la colonisation. Où est la cohérence dans tout cela ?

La faute est d’autant moins excusable qu’Emmanuel Macron a critiqué la France et son histoire depuis l’étranger ; qui plus est en Algérie où le sujet, et on peut le comprendre, demeure extraordinairement vif dans le débat public. Elle l’est encore moins au moment où les banlieues françaises s’enflamment et que monte, notamment parmi une frange de la population issue de l’immigration, un discours de haine de la France. Emmanuel Macron apporte, par ses propos, une forme de légitimation à la dérive victimaire que l’on observe et qui vise à présenter la France comme un Etat raciste et discriminatoire.

On est tenté de croire qu’Emmanuel Macron cède à la facilité consistant à dire à son auditoire ce qu’il veut entendre. Il est fort à parier, en effet, qu’il ne tiendrait pas les mêmes propos devant un parterre de rapatriés d’Algérie ou de Harkis. Ce clientélisme électoral ne saurait en aucun cas excuser une falsification de l’histoire et un énième procès à charge contre la France. Moins encore venant d’un candidat qui prétend aux plus hautes fonctions.

 

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