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Répondre à la violence par la violence est une impasse absolue. Une impasse et une faute impardonnable. En quoi détruire le bien d’autrui permettrait-il de réparer le mal fait à Théo ? En quoi s’en prendre avec une brutalité effarante à la police servirait-il la condamnation des violences policières ? Dénoncer la violence par la violence est un contresens total dans un pays où règnent l’Etat de droit et la justice. Seul un juge indépendant est habilité à qualifier les faits et à établir les responsabilités. Il faut s’en remettre totalement à sa décision avec la certitude que, si les faits sont avérés, les condamnations seront exemplaires. Tout autre choix ne peut aboutir qu’à la destruction et au recul de la démocratie.

En France, toute revendication est légitime à condition qu’elle s’exprime dans le cadre de la légalité. Mais l’affaire Théo est, pour beaucoup de casseurs, un prétexte commode pour assouvir leur haine de la société. Au fond, le sort de Théo ne les intéresse pas le moins du monde ; d’ailleurs celui-ci ne les a-t-il pas appelés au calme ? Ce qu’ils cherchent avant tout, c’est détruire, casser et brûler.

Aucune injustice, fût-elle abominable, aucune cause, fût-elle parfaitement légitime, ne peuvent justifier ce qui se produit actuellement en banlieue. En France, nul ne peut se faire justice à soi-même. La légalité républicaine ne peut souffrir la moindre exception. Le gouvernement a trop tardé à rappeler ce principe intangible et à se montrer intraitable face aux casseurs. Un long silence qui a alimenté l’impunité des délinquants et a nourri le feu des colères.

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