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La primaire du PS tourne à la foire d’empoignes. Un vacarme qui ne suffira pourtant pas à masquer une réalité dont Manuel Valls et Benoît Hamon sont comptables : l’échec absolu de la gauche en matière de la lutte contre le chômage ; encore confirmé par la hausse du nombre de chômeurs au mois de décembre (+26 1000).

 

Sur la durée du quinquennat, 550 300 chômeurs de plus se sont inscrits à Pôle Emploi. Et l’éclaircie que l’on observe sur un an (-107 400 en 2016) agit, malheureusement, en trompe l’œil.

D’abord parce que les travailleurs précaires, inscrits dans les catégories B  et C – dont le gouvernement fait mine d’ignorer l’existence -, n’ont jamais été aussi nombreux : 2 millions, soit une progression de 5,5% en 2016. Ensuite parce que le chômage des « 50 ans et plus » progresse de façon inquiétante (+1,2%). Il est très préoccupant d’observer que notre économie détruit massivement des emplois chez les salariés les plus expérimentés et qualifiés du pays. Enfin, parce que le gouvernement n’a pas su tirer le moindre profit de la conjoncture exceptionnelle dont il a bénéficié : faiblesse cumulée de l’euro, des taux d’intérêt et du pétrole. Et, déjà, montent à l’horizon les nuages annonciateurs des prochaines difficultés économiques ; et avec eux le sentiment d’un immense gâchis…

 

Seul réel motif de satisfaction : la diminution du chômage des jeunes (-8,8%). Mais force est de constater, là encore, que le résultat procède davantage du tour de passe-passe que d’une tendance de fond. Le gouvernement a fait le choix d’investir massivement dans les emplois aidés et les formations, qui profitent en priorité aux jeunes. Mais un emploi aidé, et à plus forte raison une formation, demeurent limités dans le temps et ne sont en rien une garantie absolue de retour à l’emploi.

 

En réalité, ce bilan renvoie dos-à-dos les deux « gauches irréconciliables ». Celle soi-disant réformiste de Manuel Valls qui s’est livrée à l’habituel, coûteux et improductif traitement social du chômage. Et celle prétendument « moderne » de Benoît Hamon qui choisit d’abdiquer face au chômage de masse et préfère payer les gens à ne rien faire. Deux visions qui se présentent comme rivales, mais sont, au fond, très proches. L’une et l’autre nient l’évidence : ce n’est pas l’Etat qui crée des richesses et des emplois, mais les entreprises qui n’aspirent qu’à une chose très simple : plus de liberté. Un mot dont la gauche semble ignorer jusqu’à la signification.

 

Que faut-il faire pour sortir de cette spirale infernale ?

En 1er lieu, rendre le marché de l’emploi plus flexible et faire que le code du travail cesse d’être un obstacle à l’embauche.

En 2nd lieu, baisser massivement les charges et les impôts qui asphyxient nos entreprises.

Enfin, réduire le poids du secteur public qui bride la compétitivité de notre économie.

Ce sont précisément les engagements de François Fillon.

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