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Rien n’est plus commode pour dissimuler un bilan désastreux que de l’ensevelir sous les chiffres. Des chiffres à qui on fait dire ce qu’on veut. Les 9000 embauches dans les forces de l’ordre, revendiquées ce matin par Bruno Le Roux, sont contredites par la Cour des Comptes qui rapporte qu’entre la fin 2011 et la fin 2015, le nombre de policiers et gendarmes a reculé de 868 agents.

Mais à supposer qu’un telle « politique de recrutement massive », dixit le ministre, ait bien eu lieu, nous aurions déjà dû enregistrer des résultats significatifs sur le terrain. Là encore, les comptes n’y sont pas. Pour ne citer qu’une statistique, les atteintes volontaires aux personnes ont augmenté de 15% entre 2012 et 2016…

On l’a compris, la question des effectifs – la France compte plus de policiers en moyenne que nos voisins allemands et britanniques – est surtout une manière pour le gouvernement d’éviter les questions qui fâchent, et notamment sur son irresponsable laxisme en matière de justice pénale. François Fillon a dénoncé cette mystification et a rappelé une vérité que la gauche a depuis trop longtemps niée : partout où l’impunité gagne du terrain, c’est la République qui recule.

Les mesures que préconise notre candidat permettront de réarmer l’Etat face à la délinquance ordinaire, et notamment, grâce à la création de 16 000 places de prison, au renforcement des pouvoirs de police des maires, à l’armement et à l’extension des compétences des polices municipales, à la modernisation des moyens d’investigation et de lutte contre la cybercriminalité, au rappel à la loi des parents démissionnaires et même, le cas échéant, à des retenus sur les prestations sociales qui leur sont versées…

La sécurité des Français exige une volonté implacable : mettre un terme à l’impunité qui mine les fondements de la vie collective. François Fillon porte cette volonté.

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