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Le chômage recule légèrement depuis 3 mois. Une amélioration que l’on doit à la conjonction de phénomènes puissants (faiblesse de l’euro, du pétrole et des taux d’intérêt), mais extrêmement précaires. Précaires et, n’en déplaise au premier ministre, étrangers à la politique menée par le gouvernement. Au mieux, la politique de l’offre engagée depuis 2014 aura-t-elle permis d’estomper l’effet désastreux des mesures prises au début de quinquennat (50 milliards de hausse des prélèvements obligatoires).

Et si l’on se réjouit évidemment de la diminution du chômage des jeunes (- 43 200 en 2016), il ne faut pas se faire trop d’illusion sur cette embellie qui demeure fragile et, à bien des égards, très artificielle.
Pour preuve : si le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (personnes n’ayant exercé aucune activité au cours du mois) baisse un peu, le nombre d’inscrits en catégorie B et C (personnes ayant récemment exercé une activité très partielle) progresse lui de 8% et concerne 2 millions de personnes. On assiste à une véritable explosion du travail précaire en France ! Une tendance inquiétante qui s’accompagne d’un phénomène tout aussi préoccupant : la forte augmentation du chômage des seniors en 2016.

A cela s’ajoute le transfert massif de milliers de chômeurs de la catégorie A à la catégorie D (dénombrant les chômeurs en formation ; 338 000 actuellement, un record !). Une soustraction qui permet au gouvernement d’amincir la catégorie A, sur laquelle il communique exclusivement. Mais cela ne peut durer qu’un temps. L’aller de A à D n’exclut malheureusement pas un retour de D à A.
En tout, ce sont 5,48 millions de personnes qui sont inscrites à Pôle Emploi, soit une progression de 0,5% en 2016. L’échec du gouvernement est patent, et aucun tripatouillage d’aucune sorte ne pourra l’atténuer.

 

Que faut-il faire pour en sortir ?
En 1er lieu, rendre le marché de l’emploi plus flexible et faire que le code du travail cesse d’être un obstacle à l’embauche.
En 2nd lieu, baisser massivement les charges et les impôts qui asphyxient nos entreprises.
Enfin, réduire le poids du secteur public qui bride la compétitivité de notre économie.
Ce sont précisément les engagements de François Fillon.

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